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Et rien ne change… ?3 min de lecture

J’ai espoir, encore, malgré tout.

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent”, disait Einstein.

J’ai l’impression que c’est ce qui nous arrive : nous avons eu une alerte maximale, sur notre monde, nos modes de vie, notre société. Et pourtant, il semblerait que beaucoup ne pensent qu’à “revenir comme avant”. Or, c’est l’occasion inespérée d’apporter du changement, positif. 

L’occasion d’ajuster notre fonctionnement pour ne pas continuer à foncer dans le mur. Plus que jamais, il est nécessaire de revoir nos manières de faire. Sans espérer un changement radical, nous pouvons a minima redéfinir quelque peu notre route. 

L’humanité est fondée sur de beaux principes et valeurs : l’empathie, l’entraide, la solidarité, l’amour, l’amitié, la famille, l’apprentissage, la volonté…

Notre monde semble s’éloigner de celles-ci et donc perdre de son humanité. L’argent prend le pas sur le reste. Nous sommes dans un monde où la valeur se calcule trop souvent par l’argent. Réajuster cela est encore possible. Nous ne sommes pas obligés de nous enfoncer dans un monde où il faut d’abord sauver l’économie avant les vies. Où le profit prend le pas sur l’empathie. Où la sécurité des personnes est moins importante que de faire tourner une entreprise. 

Nous vivons dans un monde cynique, au lieu d’embrasser notre humanité, nous devons la rejeter, pour survivre. Pour éviter de souffrir.

Je préfère encore la souffrance à la déshumanisation.

Je préfère encore encaisser que de faire une croix sur ce qui fait de moi une femme. 

Je préfère être vraie avec moi-même que de me changer pour coller à des idéaux qui ne sont pas les miens. 

Je veux encore croire que je peux être moi-même, que l’argent ne dirige pas tout, que l’humanité prend encore le dessus. 

Alors, j’ai espoir, encore, malgré tout. Espoir que nous arrivions à reconnecter à notre humanité pour créer un monde meilleur, un monde où nos enfants seront épanouis, où ils n’auront pas besoin de cacher qui ils sont, où leur objectif ne sera pas de gagner toujours plus d’argent mais d’être heureux. Où ils ne voudront pas coller aux rêves de leurs parents mais créerons les leurs. Où il ne faudra pas absolument rentrer dans un moule pour être accepté par les autres. 

Je dis souvent perdre foi en l’humanité. C’est faux, un simple abus de langage. J’ai toute ma foi en l’humanité. Mais je suis en train de perdre celles que j’ai en les hommes, qui pour beaucoup se déshumanisent jour à après jour…

Pour ces hommes-là, je n’ai aucun respect, peut-être de la pitié. 

Mon humanité, c’est mon identité. Que ce soit l’empathie, la créativité ou la joie qui prône. L’important réside dans la différence et son acceptation.
Alors, j’ai espoir, encore, malgré tout.

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