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JANVIER – Chapitre 1 : le début des fins4 min de lecture

En janvier, on parle principalement de commencement : je vais vous parler de fin. Les fins que nous souhaitons voir venir, celles que nous redoutons, celles qui sont inéluctables.

Dans ce premier chapitre de l’année, je veux vous parler de fins. 

En général, en janvier, on s’intéresse aux commencements, aux renouveaux. 

On parle des bonnes résolutions : je vais commencer à…

Avec les deux années étranges qui viennent de s’écouler, je pense que beaucoup d’entre nous ont envie de fin, plus que de commencement.

La fin de cette pandémie, la fin du réchauffement climatique, la fin des théories complotistes. 

Il faut savoir finir pour mieux commencer. 

Finissons-en

Et le mois de janvier est bien représentatif de tout cela : “janvier” provient du latin “januarius”, faisant référence à Janus, dieu romain des commencements et des fins, des choix, des clés et des portes. 

Et n’est-ce pas intéressant de voir que, jusqu’à aujourd’hui, cette dénomination influence notre vision de janvier, de la nouvelle année ? Nous voyons ce mois comme un nouveau début. 

Mais c’est la notion de “fin” qui m’intéresse aussi. Pour mieux démarrer quelque chose, il faut mettre un certain nombre de choses derrière soi. 

Si nous ne savons toujours pas quand nous allons sortir de cette pandémie, ou a minima quand les choses vont s’atténuer et que nous pourrons reprendre une vie collective plus sereine, il serait intéressant d’arriver à mettre fin à certains sentiments : la peur, de se faire contaminer, de contaminer quelqu’un, de passer du temps démasqués… ; la lassitude, de ne pas savoir où nous en sommes et quand nous en sortirons ; la solitude et la tristesse qui va avec…

Bref, mettre fin à ce statu quo et apprendre à mieux vivre avec cette situation.

Je pense qu’il est également nécessaire de faire le deuil de notre “vie d’avant” : la pandémie a redistribué les cartes. Elle a permis de nous améliorer sur certains points, de soulever des problèmes que nous sommes (je l’espère) en train de résoudre, mais elle a aussi mis le doigt sur certains modes de vie à bannir.

Mettre au rebut les mauvaises habitudes

La nouvelle année est aussi l’occasion de mettre fin à des mauvaises habitudes (un grand classique étant l’arrêt de la cigarette).

Mais pensons-nous à mettre fin à nos spirales négatives, un travail déprimant, des relations toxiques… ? Avant de se lancer dans un nouveau projet, il faut créer de bonnes bases. Détruire pour mieux construire.

La folie, c’est de faire la même chose en espérant un résultat différent. Et pourtant, nombreux sont ceux qui le font. Casser un cercle vicieux n’est pas chose évidente, mais il permet de reprendre un chemin de vie sain.

Changer son regard

Tomber dans une spirale négative est simple. Changer son regard sur les choses permet d’en sortir. Mettre fin à des schémas de pensée qui entretiennent notre pessimisme permet de nous faire voir la vie différemment. La vie a beaucoup à offrir et, sauf cas réellement grave, la façon dont nous voyons les choses fait une vraie différence. La verre à moitié vide ou à moitié plein en somme.

La vie est faite de changement, et c’est par le changement qu’on avance. Un changement est une transition. Qui dit transition dit commencement mais également fin. Pour pouvoir démarrer d’un meilleur pied, 1er janvier ou milieu d’année, il est important de penser à mettre fin à ce qui ne va pas, à ce qui nous pèse, à ce qui nous empêche d’avancer.

“Toujours plus”

Le regard que nous portons sur le monde, sur notre vie, est essentiel. Un regard trop optimiste nous ferme les yeux sur la misère qui existe, sur les problèmes dans nos vies, et nous ne résoudrons rien. Un regard trop pessimiste nous fait passer à côté des bonnes choses et nous ne voyons que les aspects négatifs de la vie. Comme dans toute chose, le bon équilibre est clé : ne pas se voiler la face tout en sachant profiter de ce que l’on a. 

Nous vivons dans une société du “toujours plus”. Dès que nous obtenons quelque chose, il nous faut un élément en plus. Cette pandémie peut nous apprendre à apprécier ce que nous avons, à commencer par la santé. Nous sommes trop nombreux à la prendre pour acquise. Pareil avec les conforts qui nous paraissent évidents : la libre circulation, l’eau chaude, l’électricité, l’accès à la nourriture… 
Peut-être qu’en ce début d’année, la meilleure fin est celle de la quête du “plus” et le début de l’appréciation. Sans tomber dans la médiocrité, être content – voire heureux – de ce que nous avons est sans doute le premier pas vers le bonheur.

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